Publié par : Mébahiah | 21 septembre 2011

Equinoxe d’Automne

Esprit Chamanique, nouvelle tradition

Dans le magma de la tourmente planétaire, dans la fusion/confusion des luttes collectives, des  coulées de laves égotiques et dépressives, offrons nous le luxe et la sagesse de nous souhaiter des jours lumineux …

Et ce, grâce à DAGAZ(the DAY / der TAG / le jour) 0° Balance
et KENAZ (la flamme de la torche) Ascendant 11° Scorpion.

L’être humain qui sommeille en nous, armé de son propre flambeau, soleil de son monde intérieur, aspire ardemment à faire grandir sa conscience. Et pour avancer dans ce subtil processus, pour progresser, KENAZ (le feu maîtrisé) nous met dans l’obligation de stopper le plus tôt possible, car les temps s’accélèrent, une fin de cycle s’annonce ( DAGAZ nous en parlera …),nous met au défi de  mettre un terme à nos comportements de flambeurs… 🙂

Apprendre le contrôle de notre énergie.
Contrôler, moins dans le sens de bloquer ni même de freiner, que dans celui d’économiser et de canaliser.

Kenaz rune Dagaz rune

KENAZ nous exhorte au compactage de notre énergie, en réorganisant notre façon de vivre.

Nos pertes d’énergie sont étroitement liées au sentiment de notre propre importance; ce sentiment qui distille son venin dans les méandres saturés de notre dialogue intérieur.

Économiser notre énergie relève très souvent d’une décision dans l’instant.

 » Oh ! Ce soir, je reçois mes meilleurs amis … et il me reste juste un quart d’heure pour descendre acheter ce  pain divin, avant la fermeture de cette fameuse boulangerie, la meilleure des environs … »
Temps d’arrêt … Présence … Et si j’utilisais ces fameuses quinze minutes pour me poser, m’asseoir, fermer les yeux, faire le vide …

Échangerais-je ma sacro-sainte baguette à l’ancienne  pour un peu de ce pain spirituel …

Me voilà face à une action simple, loin des feux de la rampe, qui peut rééquilibrer mon horloge interne.

Don Juan,  le sorcier Yaqui, l’expliquait ainsi à son apprenti :

« Tout ce qui est exigé : impeccabilité et énergie et ça commence par un seul acte qui doit être délibéré, précis, soutenu. On acquiert, si cet acte se répète assez longtemps, le sens d’une intention inflexible, qui peut s’appliquer à tout. Si l’on y parvient, la route se dégage. Une chose en entraîne une autre jusqu’à ce que le guerrier prenne conscience de tout son potentiel. »

La méditation, qu’elle soit assise, couchée, debout ou dans le mouvement est une porte ouverte sur la Créativité au sens magique du terme, à savoir une qualité qui anime et  qui donne de l’intensité à ce que l’on est en train de faire.

Kenaz nous demande de nous rendre accessible à l’intensité et à la vitesse.

Cette vitesse là n’est pas synonyme de rapidité et précipitation, elle nous renvoie plutôt à la simplicité de l’action.

Un oiseau n’a pas de mental, il ne se pose pas la question du pourquoi et du comment.
Son vol est direct et nulles pensées ne viennent le faire dévier de sa trajectoire.

C’est de cette vitesse là dont nous avons besoin et Kenaz nous propose d’en faire l’expérience.

Dans un dialecte écossais, « ken » se traduit par « connaissance ».
Cette rune nous invite , à l’apprentissage de cette hygiène mentale indispensable à ce jour (nettoyer en faisant le vide) et au dialogue avec notre double, notre seul référent, détenteur d’informations essentielles à notre développement.

Le Magenta, couleur attribuée à KENAZ, est la couleur du Double et aussi de l’Énergie en liberté.

Méditer avec cette rune, c’est accéder à la combinaison de ces forces, c’est devenir de moins en moins disponible au monde ordinaire chapeauté par les planeurs et de plus en plus disponible aux alignements de l’Esprit.

Les runes, à l’instar des couleurs, sont porteuses d’une énergie neutre.
Il n’y a ni bonne ni mauvaise rune, tout comme il n’y a ni bonne ni mauvaise couleur.

Ainsi le Feu de KENAZ, tel un furoncle, un abcès, selon d’autres étymologies, peut provoquer une inflammation, une impuissance à se maîtriser. Mais cet excès, cette maladie, on le sait, existe pour nous amener  à un changement personnel.

Le Vert, le chakra du Coeur, la totalité, l’ouverture, la couleur complémentaire du Magenta, est attribué à DAGAZ qui ainsi chemine avec KENAZ vers le Mystère de la Grande Porte de l’Esprit. C’est par cette porte que nous pouvons nous ouvrir pour percevoir le monde et l’énergie qui nous entoure.

DAGAZ est la 23ème rune.
Plus nous progressons dans le Futhark plus les concepts qui nous sont exposés sont abstraits.

Nous nous rapprochons de la « fin » de cette série de 24 runes et DAGAZ nous montre la nature cyclique de la vie.  Début et fin sont entremêlés à l’image du symbole de l’infini ou de l’Ouroboros, serpent qui se mord la queue.

Mort et naissance ne sont plus des faits linéaires, ce sont des cycles qui régissent notre monde.

Nous avons le choix de nous laisser submerger  et de les subir, ou bien d’en prendre conscience et de  nous servir de l’impulsion et de la vitesse que nous offre KENAZ, pour les dépasser et les transformer.

En cette période d’équinoxe, lumière et ombre sont à parts égales.
La lumière n’est pas mieux ou moins bien que l’ombre, ces deux énergies sont indispensables à la vie. Le signe du Tao en est une parfaite illustration. De l’ombre découle la lumière et vice versa.

Le noir, le Yin et le blanc, le Yang ne sont plus antagonistes mais complémentaires, seule l’action compte.

Une action à un instant T peut nous amener à la complétude, mais la même action reproduite dans le but de nous sentir « mieux » ou d’être admiré, peut à ce moment là nous éloigner de nous même.

Il n’y a pas de recette miracle et DAGAZ nous montre que la seule chose que nous puissions faire est de garder en ligne de mire notre centre.

Les chemins que nous allons emprunter pour y parvenir vont peut être nous sembler bien éloignés de ce centre que nous indique la croix de DAGAZ (et il est bien connu que le trésor est toujours marqué par une croix !) mais il ne peut y avoir d’erreur.

La rune Mannaz contenait déjà ce même signe de l’infini, mais dans le cas de DAGAZ il n’y a plus ces deux hampes nous reliant au sol.

DAGAZ nous demande de lâcher nos béquilles physiques, émotionnelles et mentales
pour nous rendre à l’évidence qu’elles ne nous sont plus utiles.
Nous nous y accrochons uniquement par habitude.

Légèreté et simplicité en résulteront alors .

ourobouros

Il est de notre responsabilité de laisser la place au Double,

Notre Double, le Maître de notre « je »

le Forgeron de notre feu intérieur

le Chaman de notre propre monde.

 Écrit par Nalia & Eïhal Esprit Chamanique. Nouvelle tradition  

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